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Travail en autonomie

Mode devoir et révision par flashcards

Le même quiz sert deux fois : d’abord comme travail à faire avant la séance, avec une échéance et un rapport ; ensuite comme support de révision public, en flashcards, que vos étudiants reprennent quand ils veulent. Ni compte, ni application, ni abonnement.

Mode devoir

À quoi sert un quiz asynchrone

Un quiz en direct est un instrument de séance : il vous dit, à l’instant où vous en avez besoin, si la salle vous suit. Le mode devoir répond à une autre question : que savent-ils avant que je commence ? Chacun le traite à son rythme, sur son téléphone ou son ordinateur, et vous consultez le rapport avant d’entrer en salle.

Le déroulé reste celui d’un quiz : mêmes questions, même calcul de points côté serveur. Ce qui change, c’est qu’il n’y a plus d’horloge commune ni d’écran projeté : la question et les réponses s’affichent toujours sur l’appareil de l’étudiant. Le mode devoir se choisit au lancement, comme les autres modes de jeu décrits sur la page fonctionnalités : un même quiz peut être joué en direct lundi et donné en devoir la semaine suivante, sans rien réécrire.

En quatre gestes

Mettre un devoir en place

  1. Choisissez le mode devoir au lancement

    Depuis votre quiz, au lieu de lancer une partie en direct, sélectionnez le mode devoir. Les réglages propres au direct — musique, enchaînement automatique — disparaissent : ils n’ont pas de sens en asynchrone.

  2. Fixez une date limite

    L’échéance se choisit au jour et à l’heure, dans une limite de vingt-huit jours. Passé cette date, le devoir se ferme tout seul et personne ne peut plus y entrer.

  3. Décidez du chrono

    Vous pouvez désactiver le chrono d’un seul geste : les points ne dépendent alors plus de la vitesse et chacun prend le temps qu’il veut. C’est le réglage à privilégier pour un travail préparatoire.

  4. Partagez le lien ou le code

    Vous obtenez un lien direct, un code à six chiffres et un QR code. Le lien se colle dans votre espace de cours ; le QR code se projette en fin de séance, pour que la salle le scanne avant de sortir.

Côté étudiant

Le déroulé sur le téléphone

L’étudiant ouvre le lien, ou saisit le code à six chiffres : il voit le titre du quiz, la couverture et la date limite. Il choisit un pseudo — ou en reçoit un tiré au sort si vous l’avez imposé — et commence. Rien d’autre ne lui est demandé : pas de compte, pas d’adresse, pas de nom.

Les questions arrivent une par une. Après chaque réponse, il voit immédiatement si elle était juste, laquelle était la bonne et combien de points il a marqués : cette rétroaction immédiate fait l’essentiel du bénéfice pédagogique. Les diapositives insérées dans le quiz s’affichent aussi.

S’il ferme l’onglet ou perd le réseau, il reprend là où il en était : son jeton de participation reste dans son navigateur et le serveur conserve les réponses déjà données. À la fin, il voit son score, son rang parmi les dix premiers, et peut laisser un retour sur le mini-sondage.

Le chrono, en asynchrone. S’il est actif, il démarre à l’affichage de chaque question, non au lancement du devoir : personne n’est pénalisé pour avoir commencé le mardi plutôt que le lundi. Une question laissée sans réponse compte pour zéro.

Après l’échéance

Clôture et rapport

Un devoir se ferme de deux façons : automatiquement, quand l’échéance est atteinte, ou d’un clic depuis l’espace enseignant si vous voulez l’arrêter plus tôt. Une fois clôturé, il n’accepte plus de nouveaux participants.

Le rapport est alors identique à celui d’une partie en direct : résumé, taux de réussite question par question, questions passées sous trente-cinq pour cent, détail par participant, retours du mini-sondage. Il s’exporte en tableur .xlsx, et peut aussi être supprimé entièrement, ce qui efface les réponses associées.

C’est aussi à la clôture que le lien de révision devient visible pour vos étudiants : tant que le devoir est ouvert, le serveur ne le transmet pas, puisqu’il donne les bonnes réponses.

Trois usages

Ce que le mode devoir permet vraiment

Classe inversée

Les étudiants lisent le chapitre ou regardent la capsule, puis répondent à huit questions avant la séance. Vous savez ce qui n’a pas été compris avant d’entrer en salle.

Préparation de TD

Un devoir de dix minutes la veille du TD remplace le tour de salle qui vous aurait appris trop tard où était le blocage. Les questions sous 35 % de réussite deviennent le plan de la séance.

Révision avant partiel

Un devoir de bilan quinze jours avant l’examen, puis le lien de révision libéré à la clôture : les étudiants ont un support de rappel actif à reprendre autant de fois qu’ils veulent.

Ces trois usages sont détaillés du point de vue universitaire sur la page quiz en amphi, en TD et en distanciel.

Révision

Le lien de révision, un support qui ne se périme pas

Chaque quiz possède un lien de révision public, que vous copiez en un clic depuis la liste de vos quiz. Vos étudiants l’ouvrent sans compte, sans code, sans limite de temps : le quiz devient un jeu de cartes de révision, et la question posée en cours redevient une question qu’on peut se reposer chez soi.

Le lien ne demande aucune authentification : c’est ce qui le rend utilisable, et c’est aussi sa limite. Il donne accès aux questions et aux bonnes réponses : ne le diffusez donc pas tant qu’un devoir portant sur le même quiz est encore ouvert.

Flashcards

La question s’affiche, on réfléchit, on retourne la carte pour voir la bonne réponse, puis on se juge soi-même — « acquis » ou « à revoir ». Sur téléphone, la carte se fait glisser à droite ou à gauche ; sur ordinateur, deux boutons font la même chose. Les cartes « à revoir » reviennent, les acquises sortent du paquet.

Mode « apprendre »

Le second mode reprend la forme du quiz : les réponses s’affichent, l’étudiant en choisit une et sait aussitôt s’il a vu juste. La différence tient à la suite : les questions ratées reviennent en fin de passage, jusqu’à ce qu’elles soient réussies. Le score affiché est celui des premiers essais, bien plus informatif qu’un score final forcément parfait.

Pourquoi ça marche

Du rappel actif, pas de la répétition espacée

Se tester sur une notion consolide la mémoire davantage que la relire : c’est l’effet test, l’un des résultats les mieux établis de la psychologie de l’apprentissage, documenté notamment par Roediger et Karpicke (2006). C’est exactement ce que fait une flashcard : elle force la récupération avant de donner la réponse.

En revanche, disons-le honnêtement : ce n’est pas de la répétition espacée. Aucun algorithme ne calcule la date de la prochaine révision, il n’y a ni courbe d’oubli ni rappel quotidien : rien de ce que font Anki et les outils construits sur ce principe. L’espacement, c’est vous qui le donnez, en redonnant le lien deux semaines plus tard ou en rejouant le quiz en séance.

La façon d’exploiter cet effet dans la conception même de vos questions est développée dans le guide pour créer un bon quiz de cours.

Données

La progression reste dans le navigateur de l’étudiant

Ce qu’un étudiant marque comme acquis, les questions qu’il a réussies et l’onglet où il s’était arrêté sont enregistrés dans son propre navigateur, et nulle part ailleurs. Rien n’est envoyé au serveur : vous ne voyez ni qui a révisé, ni combien de temps, ni sur quelles cartes il a buté. Ce n’est pas une omission, c’est le principe.

Conséquence à annoncer à vos étudiants : la progression ne suit pas d’un appareil à l’autre, et elle disparaît en navigation privée ou si les données du navigateur sont effacées. Le quiz, lui, reste accessible. Le détail des données traitées figure sur la page confidentialité.

Comment le distribuer

  • Collez le lien dans votre espace de cours ou dans votre message de fin de chapitre.
  • Un devoir clôturé propose lui-même le bouton « Réviser ce quiz » à ceux qui l’ont fait.
  • Réutilisez-le d’une année sur l’autre : le lien reste le même tant que le quiz existe, et suit vos modifications.
  • Un lien par quiz : pour une révision par chapitre, dupliquez vos quiz plutôt que d’en faire un seul de cent questions.

Questions fréquentes

Questions sur le devoir et la révision

Un étudiant peut-il refaire le devoir plusieurs fois ?

Non. Un pseudo ne peut être utilisé qu’une fois par devoir, et une question déjà servie garde son minutage d’origine : on ne peut pas la relancer pour gagner du temps.

Que se passe-t-il si l’étudiant ferme l’onglet en cours de route ?

Il reprend où il s’était arrêté : son jeton de participation reste dans son navigateur et le serveur garde les réponses déjà données. S’il change d’appareil, en revanche, il ne peut pas reprendre son pseudo.

Le devoir est-il noté ?

Il produit des points et, si vous le souhaitez, un classement, mais rien ne garantit qui a répondu : traitez-le comme un travail formatif. Pour supprimer tout enjeu, choisissez « Corrections seules » au lancement (ni points ni classement côté étudiant), désactivez le chrono et, si besoin, tirez les pseudos au sort.

Pourquoi le lien de révision n’apparaît-il qu’à la clôture du devoir ?

Parce que la page de révision affiche les bonnes réponses. Tant qu’un devoir est ouvert, le serveur ne transmet pas ce lien ; il apparaît dès la clôture ou l’échéance.

Faut-il un compte pour utiliser le lien de révision ?

Non, ni pour vos étudiants ni pour vous. Le lien est public : il suffit de l’ouvrir dans un navigateur. Aucune inscription, aucune adresse électronique, aucune application à installer.

Est-ce de la répétition espacée, comme Anki ?

Non, et il vaut mieux le dire clairement : aucun algorithme ne planifie vos révisions dans le temps. C’est du rappel actif, et la seule mémoire du système est la liste des cartes marquées comme acquises, gardée dans votre navigateur.

Toutes les questions fréquentes

Donnez votre premier devoir cette semaine

Un quiz existant, une date limite, un lien à coller dans votre espace de cours : vous saurez ce qui bloque avant même d’entrer en salle.